Diagnostic du secteur d’intervention de Schiltigheim - Bischheim
logo imprimer

Territoires d’intervention de l’équipe

L’équipe de la JEEP de Schiltigheim/Bischheim intervient sur deux territoires : le quartier des Écrivains situé dans la partie Nord de l’Eurométropole et le secteur Ouest des deux communes, et le quartier du Marais à l’est de Schiltigheim.

Le quartier des écrivains

Le quartier des écrivains, a été construit à partir de 1961 pour rapatrier les français d’Algérie et les Algériens qui avaient choisi la nationalité française, Il a été conçu par l’architecte Gustave Stoskopf.
Le quartier compte 1205 logements sociaux. Le territoire est bien intégré dans le tissu urbain et est à moins de vingt minutes du centre-ville de Strasbourg. Toutefois il est enclavé entre l’autoroute et la voie ferrée. Il est isolé du centre des deux communes de Schiltigheim et Bischheim. Il y a 4 309 habitants dont 35 % ont moins de 20 ans. En 2012 la CAF recensait 387 bénéficiaires du RSA (concernant neuf cent une personnes)
Le quartier (Chiffres IRIS QPV ) est caractérisé par une population vieillissante. En 2012, le taux de chômage des jeunes de moins de 25 ans représentait 13,3 %. En 2014, 36,9 % des jeunes de 14 - 24 ans sont au chômage (IRIS Écrivains). Nous constatons une augmentation importante du taux de chômage chez les jeunes entre 2012 et 2014 et qui s’installe dans la durée (22,3 % des jeunes y sont depuis deux ans et plus). En 2014, deux cent dix jeunes de 16 à 25 ans ont fréquenté la Mission Locale. La JEEP a aidé certains d’entre eux à en retrouver le chemin.
Pour l’année 2009-2010, la part des élèves ayant deux ans de retard ou plus en 3ième est de 6 % (4,6 % à Strasbourg). Les quinze ans et plus sans diplôme représentent 44,4 %. Le décrochage scolaire a fait un bond entre 2012 et 2014 : ces chiffres sont alarmants car ils ne font que progresser malgré une volonté affichée des pouvoirs publics et de nouveaux dispositifs.
Une requalification du quartier a été engagée depuis 2009 par le bailleur social OPUS . La plupart des immeubles ciblés par le programme ont été réhabilités.
Le quartier des Ecrivains a été retenu comme Quartier Prioritaire Ville (QPV) et a été choisi pour faire partie du dispositif ANRU , c’est-à-dire qu’il pourra bénéficier de moyens financiers pour l’habitat et l’aménagement de l’espace public. Avec un revenu annuel moyen inférieur à 10 000 € par habitant, le quartier a aussi une des plus fortes densités du département, avec 25 000 habitants au km².
Plus de 4 300 personnes vivent sur 19 hectares. Si l’on ajoute à cela un état de délabrement important du bâti, il semblait urgent de lancer une opération de rénovation urbaine, dans laquelle se sont engagés les collectivités locales et l’Etat.
La cellule de veille, animée par la police nationale, a constaté un recul des violences physiques et des trafics mais a pointé les problèmes de voisinage qui restent nombreux ainsi que les phénomènes de violences urbaines (+4 5 % entre 2013 et 2014).

Le quartier du marais

Le quartier du marais est bordé à l’ouest par la rue du Marais, au nord par le collège Rouget de Lisle et le lycée Emile Mathis, au sud par le canal de l’Ill.
L’environnement, le bâti, la mixité sociale devraient être des gages d’apaisement, des facteurs positifs concourant à une ambiance assez sereine. Pourtant, nous constatons en 2015 que le climat général est morose et tendu. Cela s’explique en partie par les attentats de janvier et de novembre. Nous observons également une tendance à un repli communautaire. En effet, les familles se côtoient peu lors de manifestations (ex : la soirée du nouvel an a été fréquentée majoritairement par des familles « d’origine alsacienne ». Les différentes associations qui interviennent dans le quartier, composées essentiellement de personnes d’origine maghrébine proposant des actions touchent principalement les familles de confession musulmane.
L’image du quartier reste négative à cause des trafics en tout genre.
L’école élémentaire connaît des phénomènes d’évitement dès la maternelle. Un constat d’un fort niveau d’échec scolaire est fait par les acteurs du terrain. Les écoles du quartier sont classées en réseau d’ éducation prioritaire.
Le départ d’un jeune pour la Syrie, ainsi que les attentats évoqués plus haut ont contribué à l’installation d’un climat de méfiance. Les jeunes se sont peu exprimés de peur d’être mal compris. Cela a eu pour conséquence l’évitement de l’éducatrice par un grand nombre de jeunes qui « squattent » sur la place à côté des commerces et qui sont pour la plupart d’entre eux dans un trafic de stupéfiants supposé. Une autre conséquence, le phénomène des regroupements dans le quartier a disparu pendant quelque temps, les jeunes ont été très discrets voire absents du quartier.
Quelques données chiffrées :

  • une part de la population se paupérise ;
  • le taux de chômage pour les 15 - 25 ans est relativement peu élevé (19 %) mais cela pourrait s’expliquer par une part importante de copropriétés dans l’habitat du quartier, laissant supposer un niveau social plus élevé pour les familles qui en bénéficient ;
  • l’ancrage dans le quartier est fort (53,3 % des ménages ont emménagé dans le quartier depuis plus de 10 ans) ;
  • le quartier du Marais est caractérisé par une population vieillissante (21 % de plus de 60 ans) ;
  • les étudiants sont bien représentés (11,7 %) ;
  • l’évolution du revenu fiscal annuel médian est une des plus faibles (+ 5,9 % entre 2001 et 2011) ;
  • les habitants se déplacent peu en centre-ville pour bénéficier de l’offre culturelle de la ville.



pucePlan du site puceContact puceEspace rédacteurs pucesquelette puce

RSS Valid XHTML 1.0 Strict

2015-2018 © Association Jeunes Equipes d’Education Populaire (JEEP) - Tous droits réservés
Site réalisé sous SPIP
avec le squelette ESCAL-V3
Version : 3.87.76
Version Escal-V4 disponible