Le film « La jeunesse parlons-en », projeté pour la première fois en 2017, est l’aboutissement d’un long travail, cinématographique, certes (merci à Jean-Marie Fawer), mais réflexif avant tout : il ‘agit de la réflexion de plusieurs jeunes vivant à Strasbourg qui ont appris – on le voit bien dans le film - à faire vraiment groupe, à s’écouter, se comprendre, se confier, critiquer et proposer.

Aucune trame ne leur avait été soumise : les participants ont tracé eux-mêmes leur chemin de pensée à travers des thématiques qui leur tenaient évidemment à cœur, dont la place qui leur est concédée et celle qu’ils souhaiteraient occuper dans notre société. Ils expriment, sans acrimonie, à partir d’exemples personnels, combien il est difficile à des jeunes aspirant à contribuer à rendre la vie sociale plus solidaire, plus respectueuse de chacun, plus soucieuse de justice et de responsabilité partagée, de trouver du travail et d’être entendus.

Parmi les membres du groupe filmé, quelques ’uns avaient participé à un « café-philo » organisé et animé par la J.E.E.P. (Jeunes Equipes d’Education Populaire), les thèmes en étaient fixés d’un commun accord, d’une séance à l’autre.

Belle expérience, étendue sur près de 3 ans, avec 5 à 6 rencontres chaque année.

Bel exemple de la capacité –trop ignorée ! - des jeunes à s’engager et à « prendre la parole » ; une parole non seulement sincère, mais encore réfléchie et porteuse d’espoir.

Voir le film : https://www.youtube.com/watch?v=DNjNefRRmV0&t=45s


Nous avons organisé en Mars 2019, un séjour éducatif au sud du Maroc, avec 6 jeunes du quartier de la Meinau. L’objectif était notamment de poursuivre un travail éducatif avec des personnes en phase de décrochage scolaire et professionnel, afin de mieux préparer avec eux la suite de leur parcours. Il s’agissait aussi de susciter chez eux une prise de distance par rapport à leur vécu quotidien (quartier, milieu de vie, environnement…) à la Meinau, afin de leur permettre de poser un autre regard sur eux-mêmes et sur autrui.
Nous avons fait le pari que le contact avec la terre, le désert, le silence, les populations autochtones, un mode de vie inhabituel, pouvait générer de nouvelles inspirations et aspirations, renforcer le capital de confiance des participants, les remobiliser.
Le petit film qui suit est constitué principalement de prises de vues réalisées par les jeunes et les éducateurs, à l’aide de leurs téléphones portables. Le montage ainsi que certaines autres séquences ont été réalisés par Lizzie Lambert.

Pour voir le film, c’est ici


Au Neuhof, plusieurs jeunes du quartier, accompagnés par un éducateur de la J.E.E.P, sont en train de créer un jeu de rôle, baptisé L’Âge d’or, qui se déroule au Moyen-Âge. http://jeep.asso.fr/IMG/pdf/strasbourg_magazine_janv-fevr_2020_-_article_sao.pdf